mardi 27 mai 2008

GENGIS PARMI LES PYGMÉES



Gengis parmi les pygmées
De Grégory Motton,
mise en scène de Véronique Widock

Sans langue de bois ni complaisance Grégory Motton s'attaque avec une ironie jubilatoire à notre société du profit. Une ironie mordante et fantaisiste qui cache une saine colère contre le mondialisme, la marchandisation, l'américanisme, la consommation frénétique ...
L'écriture directe et intrépide, ciselée en courtes séquences nous entraîne dans la folle histoire de Gengis, chef d'état bouffon, entouré de Tata et Tonton, ses conseillers déjantés. Sous le regard de Gengis, despote ordinaire aux questions naïvement décapantes, se révèle notre monde contemporain : atteint d'une crise de croissance insatiable, dopé de bêtise et d'égoïsme, curieux d'une unique question: " comment faire encore plus de profit? " ...
Les apprenants de l'atelier de Français Langue Étrangère ont assisté à la représentation au théâtre Le Hublot à Colombes le 7 février 2008.

" Cette pièce qui est une satyre de notre société capitaliste nous a amené à réfléchir sur des exemples concrets du quotidien... "

eugénie :

"J’ai une grande admiration pour le théâtre. Bien que je n’aie pas compris tous les mots, j’ai beaucoup apprécié. Certaines scènes m’ont choqué et effrayé comme la scène du nœud coulant, qui rappelle « le jeu du foulard » dans l’actualité Française, ainsi que la scène de la personne qui demande du secours.
Gengis est le personnage principal de la pièce. C’est un Capitaliste Entrepreneur, qui me fait penser aux grands Industriels. Tonton et Tata sont sollicités par Gengis comme conseillers. Ils ont beaucoup d’influence sur Gengis. Les Pygmées sont les consommateurs : « Nous », qui achetons !
Dans la pièce il y avait cette phrase qui nous a fait réfléchir :
« C’est presque Noël il ne reste que deux cents cinquante deux jours de shopping. »
Les fêtes de Noël ont ce côté familial, mais aussi très commercial. Même les plus pauvres ; s’ils ne peuvent pas acheter à cette période, alors ils se sentent exclus de la société.
On achète beaucoup au détriment de la qualité et du coup il y a du gâchis.
Les nouvelles technologies nous facilitent la vie. C’est bien ! Mais il faut éviter les excès. Les excès provoquent dés dégâts et cela dévient de plus en plus cher pour la nature car on a de plus en plus mal à détruire les déchets.

Ismail :


Je pense que Noël est devenu une fête commerciale car on voit de plus en plus de publicité qui incite à dépenser toujours plus, alors que c’est une fête religieuse avant tout.


Simon :


Les comédiens parlaient bien le Français. J’ai beaucoup aimé.


Nicoleta :


J’ai eu quelques problèmes pour comprendre la pièce : les acteurs parlaient trop vite pour moi, et ils utilisaient beaucoup de mots que je ne connais pas ! Pour moi ça a été un peu difficile.
J’ai discuté ensuite avec Helena qui elle même en avait discuté avec son compagnon et c’est ça qui a fait que j’ai mieux compris la pièce.


Marina Grigoryan, Arménienne, ASL Être parent :


Dans la pièce, j’étais très touchée quand Gengys est tombé à la fin, car il est vraiment tombé comme mort.

Je ne sais pas ce que c’est la société de consommation.

Je mets mes espoirs en Dieu.

Kalinka Vasileva, Bulgare, ASL Être parent


Gengys a été dépassé par la société, par ses lois.

Il souhaitait au fond de lui peut-être un autre monde.


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